Voici la vidéo montrant l’arrestation de Jean-Marie Richard. Jugez par vous-même.

Vous trouverez ci-dessous un communiqué qu’a fait parvenir Jean-Marie Richard aux salles de rédaction.

1. « Il est absolument inexact pour ne pas dire faux, d’avancer que j’aurai «entravé le cours de la justice lorsque deux huissiers de la cour intermédiaire accompagnés de deux policiers tentaient d’exécuter un mandat pour restituer la possession d’un local (qu’occupe l’agence Libellule Tours » à moi même.

2. Un certain M. Nabee huissier de la cour m’avait lui même demandé la veille l’assistance de main d’œuvre pour procéder à l’éviction et l’enlèvement des effets meubles du local.

3. Il a fallu pour cela que j’adresse au nom de la Société Héritiers Frank RICHARD une lettre au Presiding Magistrate de la Cour Intermédiaire demandant la raison pour laquelle l’exécution du jugement en date du 31 juillet contre Kalam Azad Joomun tardait du fait que M. Nabee ne daignait pas répondre aux appels et messages de nos conseillers légaux….Entrave à la justice dites- vous ?…

4. Quel intérêt aurais-je eu à entraver les cours de la justice pour récupérer mon bien alors que je dispose d’un ordre de la cour. Cela relève du n’importe quoi !….

5. A aucun moment je n’ai « insulté les huissiers » comme faussement avéré alors que j’avais tout intérêt à me voir restituer le bien en question comme stipulé par un ordre de la Cour.

6. A un moment et en présence des huissiers et des policiers j’ai demandé à mes hommes d’enlever les effets meubles en conformité avec l’ordre de la Cour. Ils ne sont à aucun moment interposés. Alors venir maintenant parler de saccage relève du délire si ce n’est de collusion…

7. A un certain moment un certain Chef Inspecteur Musafeer de la Police de Grand Baie, est effectivement arrivé et a demandé que les meubles soient enlevés de la chaussée. Immédiatement j’ai donné des instructions à mes hommes pour que les meubles soient alignés le long du mur d’enceinte de notre propriété familiale, ente autres.

8. Le CI Musafeer a alors commencé à proférer des menaces à caractère raciste à mon égard et des mes deux sœurs présentes et témoins de toute la scène et j’ai préféré rentrer dans l’enceinte de ma propriété.

9. A aucun moment je ne l’ai « tiré par la chemise et l’aurait poussé violemment sur le sol, le « blessant » de surcroît.

10. Les images de la CCTV prises au même moment montrent d’ailleurs le même individu faire irruption illégalement dans notre propriété et ne portant aucune trace de « chemise déchirée ou encore de blessure ».

11. A aucun moment également je n’ai «résisté» justifiant selon le Commissaire de Police l’utilisation d’une quelconque «proportionate force» qui n’est qu’un alibi pour couvrir les insultes à caractère raciste, l’agression sexuelle perpétrée par entre autres, le CI Musafeer, sur mes parties génitales sans compter les coups reçus sur tout le corps à ce moment là.

12. J’ai été ensuite menotté brutalement tiré hors de mon véhicule d’où je tentais de téléphoner à mes conseillers légaux. Roué de coups par des policiers en uniforme assistés de policiers en civils et des tapeurs connus de tous sur Grand Baie.

13. Une fois retiré de mon véhicule j’ai été projeté sur le capot de la voiture de ma sœur devant ses yeux par les policiers et ils osent, dans leur communiqué, dire et prétendre que je me suis jeté sur la voiture pour résister à mon arrestation. J’étais à ce moment déjà menotté !!!!! Ridicule…

14. J’ai ensuite été conduit au poste de police de Grand Baie où j’ai été passé à tabac par des policiers dont Musafeer qui a encore réitéré ses insultes à caractère sexuel et raciste.

15. Pendant cinq heures j’ai invoqué le respect de mes droits constitutionnels comme définis par les articles 3, 4, 5, 7, 9, 11 et 12 de la Constitution de la République de Maurice.

16. Mes demandes sont demeurées vaines ce qui relève de la violation de mes droits humains et de non assistance à personne en danger.

17. J’ai été à 17h30 conduit à l’Hôpital SSR ou le médecin de service ne m’a même pas ausculté se contentant de me demandait ou j’avais mal.

18. C’est à la suite d’examens approfondis à la Clinique Fortis Darné que les Drs. Prasad, Gopal et Ghanty m’ont fait passer des examens approfondis CT-SCAN, X-RAY et Echographie) révélant des multiples contusions à la tête, au visage, au nez, aux testicules, aux intercostales ainsi qu’une fracture à l’orbital gauche, comme attesté dans le rapport médical de cette institution en date du 25 septembre 2009.

19. J’ai pris connaissance des charges provisoires entrées contre moi et vais totalement coopérer avec les enquêteurs en émettant des réserves formelles que ce soit à Grand Baie ou encore à la Northern Division que je doive me rendre à cet effet au nom du principe d’équité.

20. Je demande donc au Commissaire de Police de faire autant preuve de diligence que pour l’émission de son communiqué diffamatoire, de prendre les dispositions que le bons sens et la décence exigent afin que toutes les conditions soient réunies pour la conduite d’une enquête transparente, indépendante et sereine et dénue de tout risque d’intervention et de possible risque de manipulation.

21. Il est important que la vérité éclate au grand jour sur les pratiques crapuleuses de certains éléments de l’institution dont il a la responsabilité. Le Commissaire de Police a le devoir citoyen de prendre des initiatives sans équivoque et sans l’ombre d’un soupçon.

22. Le public appréciera par ailleurs que le Chef de la Police, tout en admettant dans sa grande sagacité que la Commission des Droits de l’homme avait été saisie de l’affaire, qu’une enquête policière était en cours, omet toutefois de rappeler que la Cour de Mapou a demandé également l’institution d’une enquête agréée par le Prosecuteur le 25 septembre dernier.

23. Afin de rétablir la confiance demandée aux citoyens dans l’institution de la police je suggère que cette dernière donne des gages de réelle volonté de traiter tous les citoyens de ce pays dans le respect de leurs droits humains fondamentaux comme prévus par notre Constitution.

24. Je fais un appel dans ce sens au Premier Ministre et ministre de l’Intérieur et lui exprime toute ma confiance à l’effet que le gouvernement qu’il dirige a à cœur cette nécessaire et salutaire exigence. »

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