« Le combat contre la corruption et le communalisme interpelle les jeunes »

Snapshot_20090611_10Pourquoi vous êtes-vous joint au MMSD d’Eric Guimbeau ?

La raison est simple. J’ai été séduit par ce mouvement de réflexion qui entend « faire de la politique autrement ». Connaissant l’intégrité d’Eric, que je côtoie depuis des années, je n’ai pas hésité une seconde à rejoindre ce mouvement et à lui apporter mon soutien. C’est véritablement quelqu’un qui a le cœur sur la main. Il suffit, pour s’en convaincre, d’aller dans les régions défavorisées de Curepipe pour se rendre compte du travail qu’il abat. Il se démène pour venir en aide aux plus démunis.

Concrètement, c’est quoi « faire de la politique autrement » ?

Faire de la politique autrement, c’est redonner au peuple confiance en la politique. Il s’attend à ce que les hommes politiques agissent dans l’intérêt de tous les citoyens indistinctement, au lieu de celui de son parti ou de son clan. J’ai l’impression que tel n’a pas été le cas pour ceux qui se sont succédé à la tête de mon pays depuis l’indépendance.

Avec un plateau de jeunes individus partageant cette ligne de pensée, la politique sera forcément différente. Pour le moment, nous avons une majorité d’individus plus intéressés par l’appât du gain et il sera difficile d’avancer de cette manière. Je ne souhaite qu’une chose, que les jeunes qui partagent le même état d’esprit que nous se joignent au MMSD en grand nombre pour enfin faire bouger les choses.

Les jeunes sont-ils sensibles aux messages véhiculés par le MMSD ?

Il est encore trop tôt pour le dire, mais on se donne le temps et les moyens pour faire passer notre message. Dans notre mouvement de réflexion, nous parlons de transparence, de vérité et d’intégrité. Nous abordons dans notre manifeste des problèmes qui méritent l’attention de tout un chacun : le financement des partis politiques, le fait d’amender la Constitution afin de remplacer les appellations « Hindou, Musulman, chinois et population générale » par le terme « citoyens mauriciens », que tous les politiciens ainsi que les hauts cadres de la fonction publique déclarent leurs avoirs.

Mais je suis convaincu que le combat contre la corruption et le communalisme interpelle les jeunes. Nous souhaitons, au MMSD, l’introduction d’une loi afin d’empêcher l’usage de langage communal, que ce soit dans la sphère publique ou privée. Nous avons beaucoup d’idées fortes et je suis convaincu que les jeunes seront sensibles à notre message. Ceux que cela intéresse peuvent visiter notre groupe sur le réseau social Facebook.

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